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Visitez sur Radio-Canada, le site de l'émission du 25 avril 2007, enregistré à Maniwaki, avec Dany Turcotte et Patricia Paquin.
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De nouveaux horizons s’ouvrent
au projet «Les jeunes la nuit» Depuis le printemps 2005, un poste unique au Québec prend forme, celui de coordonnateur en prévention de la criminalité / intervenant jeunesse. Cet employé, rémunéré à la fois par la Ville de Maniwaki et L’Alternative Outaouais, a de multiples mandats, se rapportant tous à la sécurité publique : coordonner la table de concertation « Les Jeunes, la Nuit », agir comme intervenant en médiation et résolution de conflit auprès des jeunes, planifier les actions menées en prévention de la criminalité à Maniwaki, s’attaquer à des problématiques ponctuelles sur le territoire de Maniwaki et voir à l’application des sanctions extrajudiciaires ou de peines spécifiques découlant de la Loi sur le système de justice pénale pour adolescents (LSJPA).
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Avec l’arrivée de L’Alternative Outaouais, de nouveaux horizons s’ouvrent au projet «Les jeunes la nuit» et des perspectives intéressantes apparaissent au niveau des interventions menées auprès des jeunes pour réduire la délinquance et le vandalisme. De par ses fonctions, le coordonnateur en prévention de la criminalité / intervenant jeunesse est à même de travailler avec les jeunes avant et après la commission d’actes criminels, à la fois, multipliant ainsi son efficacité et sa capacité d’intervention. Comme il agit aussi comme coordonnateur de la table de concertation et se trouve par le fait même en contact constant avec les partenaires qui composent «Les jeunes la nuit», il occupe une position stratégique pour créer des liens, faire des constations, guider les actions et s’assurer du bon déroulement des opérations. Cet employé permet aussi à la table de concertation de travailler à la réalisation d’activités originales. Afin de gérer une problématique d’attroupements et de méfaits qui persiste dans certains secteurs de Maniwaki, deux activités sont mises de l’avant: sondages distribués dans les différentes écoles secondaires et animation de Focus Groupe auprès de jeunes errant dans les rues. Parallèlement, un comité de travail se penche en juillet 2006 sur le développement d’outils d’évaluation permettant aux membres de la Table de mesurer la performance des actions réalisées. Ces mêmes outils seront distribuées sous forme de sondages auprès des citoyens et des étudiants de la population de Maniwaki. C’est ainsi qu’en octobre 2006, le coordonnateur en prévention de la criminalité / intervenant jeunesse, en partenariat avec un agent de la SQ ont entrepris une démarche de résolution de problème. Les citoyens rencontrés ont grandement apprécié la présence d’intervenants cherchant à sensibiliser et outiller les gens de la collectivité sur la criminalité et sur les façons de la prévenir. L’approfondissement du partenariat avec la communauté algonquine Kitigan Zibi Anishinabeg, située juste au sud de Maniwaki, fait partie du mandat du coordonnateur en prévention de la criminalité / intervenant jeunesse. En 2006, un partenariat s’est établi entre le projet « Les Jeunes la Nuit », la Sûreté du Québec et la Police de Kitigan Zibi. Ces derniers acceptent de s’engager dans le projet de l’équipe Vigilance. Un jeune étudiant est mandaté et payé par la Police de Kitigan Zibi afin de patrouiller les rues et ainsi, faciliter les interventions auprès de la clientèle jeunesse autochtone. La table de concertation qui forme le cœur du projet se compose aujourd’hui d’un grand nombre d’intervenants qui ont à cœur de lutter contre le vandalisme et de proposer des alternatives saines aux jeunes. Ces partenaires sont au nombre d’une dizaine : la Ville de Maniwaki, L’Alternative Outaouais, la Sûreté du Québec, le service de policier de la communauté algonquine de Kitigan Zibi Anishinabeg, les Centres jeunesse Outaouais, la Chambre de commerce et d’industrie de Maniwaki, le Centre de santé et de services sociaux de la Vallée de la Gatineau, Mani-Jeunes et la Commission scolaire des Hauts-Bois-de-l’Outaouais. Un des facteurs de réussite de la table de concertation, c’est qu’elle combine des gestionnaires et des gens de terrain. Les gens de terrain identifient les besoins et les gestionnaires les actualisent rapidement. Aussi, les gestionnaires sont souvent des acteurs qui possèdent un certain pouvoir dans leur organisation respective et qui ont la capacité de fournir des ressources humaines et matérielles. De plus, tous les membres de la table de concertation agissent d’une façon complémentaire, les forces des uns compensant les faiblesses des autres, se respectent et privilégient les échanges directs et productifs. Ainsi, la collaboration entre la Ville de Maniwaki et L’Alternative Outaouais est un bel exemple de ce qui peut être fait lorsqu’une municipalité et un organisme communautaire unissent leurs forces et leurs ressources pour trouver des solutions originales à des problématiques complexes tels que la délinquance juvénile. Ce genre de coopération, bien évidemment, peut être reprise par d’autres municipalités, selon les situations et les circonstances. La réussite repose d’abord et avant tout sur une volonté de concertation visant à résoudre une problématique par la mise en commun des expertises et du savoir-faire et par l’application de solutions créatives, tout en assurant un suivi continuel et en faisant les ajustements nécessaires pour s’adapter aux circonstances. L’ingrédient principal de cette recette, c’est essentiellement le partenariat!
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